La complainte du chasseur de loups

Publié le par Comme Je t' Aime

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Au fin fond d’un forêt enchantée
Vivait un homme au cœur pur.
Il habitait une petite chaumière
Qu’il avait bâti de ses mains
Pour sa douce et belle épouse.
Ils avaient pour seuls voisins
Biches et cerfs
Lapins, renards, furets
Et autre maître hibou.
Point besoin de réveil le matin,
C’est au son du chant des oiseaux
Qu’ils ouvraient les yeux
Et le soir, ils s endormaient
Bercés par la musique d’un grillon.
La forêt était son royaume
Il y vivait heureux en compagnie de son aimée.
Mais un soir, alors qu’ils s’en revenaient
De ramasser quelques champignons pour le souper
Ils entendirent un hurlement effrayant,
Puis un bruit dans les broussailles
Et tout à coup surgit une forme hideuse
Et gigantesque, un loup !
La monstrueuse créature, assoiffée de sang se jeta
Sur la fragile petite épouse et d’un coup de griffe
Lui arracha la vie et s’enfuit.
Alors l’homme au cœur pur, anéanti de chagrin, fou de douleur
Couru vers la chaumière et ressorti le fusil
Qu’il avait juré de ne plus jamais utiliser.
Il l’arma de deux balles d’argent et partit a la recherche de
Celui qui lui avait arraché son bonheur.
L’histoire ne dit pas si l’homme retrouva le loup
Mais elle dit que quiconque s’approche de la petite chaumière
Au creux de la forêt enchantée
Peut y entendre la complainte de celui
qui pleure son amour à tout jamais
La complainte du chasseur de loups.

Publié dans poésie

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